Angers Seed Research

Angers Seed Research

Le groupe de travail "Semences" de l'IRHS

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Objectif : Amélioration de la qualité sanitaire et germinative des semences 

Angers Seed Research est un groupe de travail transversal de l’IRHS, à Angers. Il fédère 64 scientifiques et plus de 30 doctorantes et doctorants, issus de plusieurs équipes de l’institut : Bidefi, EmerSys, FungiSem, ImHorPhen, QuarVeg, SEED et SMS.

Son objectif : améliorer la qualité sanitaire et germinative des semences dans un contexte de changement climatique. Les recherches du collectif portent sur le développement des semences, leur conservation, leur germination et l’établissement des plantules, en intégrant leurs interactions avec les microorganismes et les contraintes environnementales.

Des enjeux scientifiques et agronomiques communs

Les travaux d’Angers Seed Research s’articulent autour de sept enjeux complémentaires :

  1. Comprendre comment des conditions de production suboptimales affectent la qualité germinative des semences et leur aptitude à la conservation.
  2. Identifier les facteurs qui limitent la germination et la levée face aux contraintes climatiques et aux agents pathogènes.
  3. Réduire la transmission d’agents pathogènes par les semences.
  4. Développer des alternatives aux pesticides pour protéger les semences.
  5. Concevoir des outils de phénotypage automatisé de la germination et de l’émergence des plantules.
  6. Élucider les mécanismes d’action des produits de biocontrôle et de biostimulation appliqués aux semences.
  7. Caractériser l’écologie des communautés microbiennes associées aux semences 

Principales avancées scientifiques

Développement des semences et acquisition de leur qualité

Les recherches du collectif ont mis en évidence le rôle de la régulation épigénétique dans l’acquisition de la tolérance à la dessiccation et de la longévité des semences (Sano et al., 2022). Elles ont également révélé l’implication du facteur de transcription ABI4 dans la transformation des chloroplastes en éoplastes, un processus contribuant à l’acquisition de la longévité (Zinsmeister et al., 2023).

Germination et réponse aux stress

Les travaux ont montré que la méthylation de l’ADN participe à une mémoire des stress subis pendant la maturation, dont les effets se manifestent lors de la germination (Malabarba et al., 2021). Plusieurs études ont également identifié des gènes impliqués dans la plasticité de la germination, contribuant à mieux comprendre comment les semences ajustent leur germination aux conditions environnementales (Ben Hdech et al., 2020 ; Chen et al., 2021 ; Bizouerne et al., 2022).

Immunité des semences et interactions avec les agents pathogènes

Les semences ne sont pas de simples vecteurs passifs d’agents pathogènes : elles possèdent des mécanismes de défense spécifiques, comprenant des réponses non canoniques et un arsenal de peptides de défense (Ortega et al., 2022 ; Darrasse et al., 2024 ; Tarkowski et al., 2025).

Les recherches ont notamment permis :

  • De mettre en évidence une atténuation des défenses pendant la germination, favorisant la transmission de bactéries pathogènes de la semence à la plantule (Darrasse et al., 2024).
  • De montrer que la nutrition azotée module la réponse des plantules d’Arabidopsis thaliana à Alternaria brassicicola, en lien avec des modifications métaboliques (Barrit et al., 2024).
  • D’identifier de nouvelles familles de peptides de défense (Guillou et al., 2022 ; travaux complémentaires en cours).
  • De développer des approches d'ingénierie du microbiote des graines pour la biostimulation et biocontrole lors des phases de germination - levée (Arnault et al. 2024, Guschinskaya et al. 2026, Suteau et al. 2026)

Diversité et transmission du microbiote des semences

Le collectif a décrit la diversité des communautés bactériennes et fongiques associées aux semences de 50 espèces végétales (Simonin et al. 2022, 2026), permettant d’identifier un microbiote partagé, ou « microbiote cœur ». Il vise également à caractériser la transmission du microbiote des semences entre générations (Chadelaud et al. 2026, Projet INHERSEED), contribuant à mieux comprendre la stabilité des associations entre plantes et microorganismes. Nos travaux s'intéressent également aux interactions entre microorganismes lors de la germination - levée et ont permis de mettre en évidence des mécanismes d'antibiose et de compétitions pour les ressouces (Garin et al. 2024, Chesneau et al. 2026).

Angers Seed Research: un écosystème local dynamique

Au cœur de l’innovation en recherche , Angers Seed Research s’appuie sur un écosystème collaboratif. Ce réseau rassemble des entreprises semencières (comme Bayer, Vilmorin-Mikado, Sakata Seed, Terrena, etc.), les acteurs du secteur (GEVES, FNAMS, SEMAE Ouest, Vegepolys Valley) et des partenaires académiques tels que l’Université d’Angers et l’Institut Agro.

Soutenu par des plateformes technologiques : Phénotypage (PHENOTIC), Génomique (ANAN), Culturomique (HiMic), Microscopie (iMAC) et Métabolomique (PLI), cet écosystème favorise des recherches innovantes. Les collaborations nationales et internationales renforcent son rayonnement, tandis que le cursus de formation en biologie des semences assure la transmission des savoirs et des compétences.

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